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Napoléon 1er (1769-1821)

Par Jean-Yves Labadie - Le 14 décembre 2012

Napoléon 1er
Ce que l’on doit à Napoléon 1er

Quand on parle de Napoléon 1er, on évoque surtout ses campagnes, mais nous lui devons aussi de nombreuses œuvres civils :
  1. Le fort Boyard qui devait agrandir et défendre le mouillage de l’île d’Aix.
  2. Les grands et beaux travaux de Cherbourg : Restauration de la digue de louis XVI; en moins de 8 ans, un port militaire propre à contenir 15 vaisseaux de guerre, le nombre proportionné de frégates, trois formes de constructions, etc.… fut creusé.
  3. Les nombreux travaux nécessités par la flottille destinée à l’invasion de l’Angleterre. Boulogne fut choisi pour le centre du rassemblement.
  4. Des réparations et améliorations locales importantes à tous les ports de la côte : Le Havre, où on a détruit, à l’aide d’une forte écluse de chasse, le banc de galets qui en obstruait l’entrée ; Saint-Valéry, Dieppe, calais, Gravelones, Dunkerque, dont on a désencombré le port et fait disparaître le marais qui couvrait la ville ; Ostende, qu’on avait destiné à recevoir une seconde flottille, et dont on assura la libre entrée par le dévasement de son chenal, etc.
  5. Les travaux de Flessingue : Les fortifications de Flessingue devaient répondre à un dépôt aussi précieux que toute une escadre ; aussi on les multiplia sur plusieurs points ; et en reconstruisant certains magasins et établissements, il fut prescrit de les voûter à l’abri de la bombe, et d’armer leurs sommités de batteries. Flessingue eût été hérissé de canons, il fut devenu inattaquable.
  6. Les travaux commencés à Terneuse : L’Empereur décida un moment de fonder un arsenal plus important que Flessingue, à l’embouchure occidentale de l’Escaut. Terneuse fut choisi. Les travaux furent immédiatement commencés. Toutefois, ils furent restreints ensuite à cause de la longueur du temps qu’ils eussent exigé aussi bien que par l’énormité de leurs dépenses.
  7. Les grands et immenses travaux maritimes d’Anvers : En moins de 8 ans, Anvers se montra un arsenal maritime de première importance, et l’Escaut portait déjà une flotte considérable.
  8. Les travaux en Hollande : Napoléon répara et accrut les arsenaux de la Meuse, ceux de Rotterdam et d’Helwoetsluys. L’Empereur ordonna la création ou l’amélioration de Nievendip, où, en peu de temps, 25 vaisseaux pouvaient déjà hiverner en sûreté et s’marrer à des quais magnifiques.
  9. Les travaux de Weser, de l’Ems, de l’Elbe : Des ouvrages pour rendre l4Elbe accessible à des vaisseaux de ligne furent ordonnés, ainsi que la construction d’un arsenal maritime, et un système de canalisation à l’aide de l’Ems, du Weser et de l’Elbe., qui pût joindre la Hollande à la Baltique.

    En Italie, il brisa les Alpes en plusieurs points, sillonna les Apennins des plus belles routes, creusa un arsenal maritime à Gênes, fortifia Corfou de manière à en faire la clé de la Grèce ; répara et agrandit le port de Venise dont il voulait faire creuser les passes. Napoléon méditait aussi un autre arsenal maritime à Raguse, un autre à Pola en Istrie, un autre à Ancône ; il arrêtait l’hardie mesure d’unir le golfe de Venise à celui de Gênes., à l’ide du Pô et d’un canal qui, partant d’Alexandrie, eût gagné Savone au travers de l’Apennin. Enfin, Napoléon désencombrait Rome, restaurait un grand nombre d’anciens vestiges des Romains, projetait le desséchement des marais Pontins, etc..etc.

    Sous son règne, le cultivateur achetait au plus haut prix les terres qui étaient à sa convenance, ses vêtements étaient meilleurs qu’avant, sa nourriture était plus abondante et plus substantielle et il reconstruisait ses maisons plus commodes et plus solides. Les nouveaux procédés dans l’agriculture, dans l’industrie, dans les arts utiles, n’étaient plus repoussés, par cela même qu’ils étaient nouveaux. Partout on tentait des essais, et ce que l’expérience démontrait préférable est utilement substitué aux anciennes routines. Les prairies artificielles se sont multipliées ; le système des jachères fut abandonné ; des assolements mieux entendus, de nouvelles cultures augmentent le produit des terres. Les bestiaux se multipliaient, les races s’amélioraient ; les laboureurs acquirent les moyens de se procurer, à de hauts prix, les béliers de race espagnoles, les étalons de nos meilleures espèces de chevaux ; éclairés sur leurs vrais intérêts, ils n’hésitaient pas faire ces achats. Ainsi les besoins de nos manufactures, de notre agriculture et de nos armées sont chaque jour mieux assurés.
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